Dictionnaire médical

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Maladie de GRAVES

Endocrinologie et métabolisme N. pr. * Robert James Graves, médecin chirurgien irlandais qui a décrit le goitre exophtalmique en 1835, né le 27 mars 1796 à Dublin, mort le 20 mars 1853 à Dublin. [Angl. : Basedow's disease, Graves's disease] La maladie de Basedow (Basedow : de Karl von BASEDOW, médecin allemand, né à Dessau en 1799, mort à Marsenburg en 1854, qui a décrit la maladie en 1840), connue aussi sous le nom de maladie de Graves est une maladie autoimmune qui touche la glande thyroïde et qui se traduit par une hyperthyroïdie ou hyper fonctionnement de cette glande. La maladie de Basedow représente 76% des hyperthyroïdies. Petit rappel : La thyroïde est une glande endocrine (ou hormonale), située contre l'œsophage et qui a schématiquement la forme d'un nœud papillon. C'est un ensemble de vésicules à parois constituées d'une seule couche de cellules, et qui contiennent la colloïde, majoritairement constituée de thyroglobuline. La thyroïde produit deux hormones principales : la T3 (triiodothyronine) et la T4 (tétraiodothyronine) ou thyroxine qui jouent un rôle déterminant dans le métabolisme cellulaire et leur production d'énergie (sous forme d'ATP). Une autre hormone thyroïdienne : la calcitonine ou thyro-calcitonine, intervient dans la croissance. On a constat é qu'elle touche davantage les jeunes femmes que les hommes, et se présente souvent comme une forme familiale (ou héréditaire), mais peut aussi être la conséquence d'autres pathologies comme le diabète sucré par exemple. L'hyperfonctionnement de la thyroïde se traduit par une sécrétion anormalement élevée des hormones thyroïdiennes. L'organisme de la personne atteinte par la maladie de Basedow fabrique des autoanticorps du type immunoglobulines IgG (ou anticorps dont la cible est l'organisme lui-même) qui viennent se fixer en permanence sur les récepteurs thyroïdiens de la thyréostimuline ou thyrotrophine TSH, (c'est une hormone sécrétée par l'hypophyse qui a pour rôle de stimuler la thyroïde), provoquant de ce fait une sécrétion anormalement abondante des hormones thyroïdiennes. Ces anticorps sont détectés chez la plupart des malades et sont appelés TSI : Thyroid-stimulating immunoglobulins ou immunoglobulines stimulant la thyroïde, ou TRAb pour TSH-receptor antibodies ou anticorps contre les récepteurs de la TSH. Les symptômes de cette maladie peuvent schématiquement être classés en 3 catégories, étant bien entendu qu'un malade ne présente pas obligatoirement tous ces signes. * Les signes d'hyperthyroïdie : amaigrissement malgré une alimentation normale, tremblements, fatigue, agitation, intolérance à la chaleur, soif. * Le goitre thyroïdien qui est une augmentation du volume de la thyroïde (dû à son hyperactivité) jusqu'à 2 à 3 fois le volume et la taille normaux, que le médecin peut évaluer par simple palpation. * Les signes oculaires qui peuvent être très variables d'un sujet à l'autre : rétraction palpébrale (de la paupière) supérieure qui modifie le regard, rougeur, œdème, exophtalmie (les yeux sont exorbités), paralysie plus ou moins marquée des muscles oculomoteurs, c'est-à-dire des muscles qui permettent les mouvements des yeux dans leurs orbites, sensation de corps étranger. Traitement : le diagnostic est basé sur une analyse sanguine qui met en évidence un faible taux de TSH et des valeurs élevées des hormones thyroïdiennes, notamment T3 et T4. Ce diagnostic peut être confirmé par des examens plus pointus, comme la scintigraphie au technétium, qui montre une fixation anormalement importante de cette substance dans toute la thyroïde. Le traitement peut alors commencer. Il existe plusieurs façons d'intervenir, en fonction du degré de gravité de la maladie, mais dans la grande majorité des cas, la guérison est obtenue sans séquelles. * Traitement médicamenteux : la malade prend des antithyroïdiens de synthèse (carbimazole ou propylthiouracile) pendant 3 à 4 semaines, qui vont diminuer et ramener à des valeurs normales les sécrétions d'hormones thyroïdiennes. Par la suite, traitement d'entretien pendant 18 à 24 mois. Les récidives ne sont pas rares dans les 2 ans qui suivent le traitement. * Traitement chirurgical par thyroïdectomie subtotale : il consiste en l'ablation d'une partie de la thyroïde pour réduire le volume de ses sécrétions hormonales. * Traitement isotopique : injection d'une dose très précise et adaptée au profil du malade d'iode 131 radioactif qui va détruire une partie de la thyroïde et réduire son hyperfonctionnement.

© Georges Dolisi
 
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