Dictionnaire médical

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Stéroïdiennne

Biochimie, endocrinologie et métabolismes, médecine de la reproduction, gynécologie obstétrique Adj. * stéro : du grec stereos {-stérol, -stéroïde, -stérone}, solide qui, avec kholê (bile) a formé cholestérol, découvert sous forme de cristaux blancs solides dans les liquides et les cellules de l’organisme ; désigne aussi les corps qui dérivent du noyau stérol ; * oïdienne : du grec eidos, {-oïde, -oïdal}, qui a l’apparence. Un stéroïde est une substance dérivée d'un stérol, constituée par quatre cycles A, B, C et D unis de façon particulière, avec une ou deux chaînes latérales. Parmi les stéroïdes figure une famille particulièrement importante : ce sont les hormones stéroïdiennes ou stéroïdes hormonaux, toutes élaborées à partir du cholestérol : œstrogènes, progestérone, testostérone, glucocorticoïdes et minéralocorticoïdes. * Œstrogènes - N. m. Du grec oistros [œstr(o)-], fureur, relatif à l’œstrus, modifications du vagin et de l’utérus sous l’influence des hormones ovariennes et du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre. En fait, il y a plusieurs œstrogènes. Ce sont des hormones synthétisées à partir du cholestérol et produites par la thèque interne et la granulosa du follicule ovarien. La plus active des hormones de type œstrogènes est l'œstradiol. Leur action s'effectue essentiellement sur la prolifération des cellules de l'endomètre (revêtement interne de l'utérus), mais aussi sur les glandes du col de l'utérus et sur le métabolisme des glucides et des lipides. Au moment de la puberté, les œstrogènes sont responsables de l'apparition des caractères sexuels secondaires féminins. En biochimie, les œstrogènes sont classés parmi les phénolstéroïdes. Syn. : Estrogènes. En pharmacologie, le œstrogènes de synthèse sont utilisés pour lutter contre l'ostéoporose chez les femmes ménopausées, sous forme d'injections ou de produits transdermiques (gels ou patches), mais aussi pour la contraception. Voir œstroprogestatifs. L'œstrone ou estrone ou folliculine est la plus anciennement connue du groupe des œstrogènes ; elle résulte d'une oxydation de l'œstradiol. Autre œstrogène : l'œstriol ou corps de Marrian, que l'on trouve dans l'urine et qui est un autre dérivé de l'oxydation de l'œstradiol. L'œstriol est plus abondant dans l'urine pendant la première partie du cycle, et on l'utilise, associé à la progestérone, dans le TSH (traitement substitutif hormonal) de la ménopause. Syn. : Estriol. * Progestérone : N. f. Du grec pro [pro-] Préfixe qui peut signifier : devant, avant, mais aussi favorable à, pour, à la place de, et du latin gestus, gestare, de gerere [-geste, -gestion], faire, engendrer ; en médecine, relatif à la grossesse. La progestérone est l'une des deux hormones ovariennes, produite essentiellement pendant la deuxième phase du cycle par les cellules du corps jaune. Elle favorise la formation de la dentelle utérine, la sécrétion de ses glandes et de celles du col de l'utérus. C'est elle qui est responsable de l'augmentation de la taille des seins et de l'élévation d'environ un demi degré de la température corporelle. Elle interagit avec les hormones hypophysaires, notamment la LH (hormone lutéinisante) sur laquelle elle exerce un rétrocontrôle négatif. C'est enfin elle qui empêche toute nouvelle ovulation pendant la deuxième partie du cycle. * Testostérone : N. f. Du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde, -stérone], désignant les corps qui dérivent du noyau stérol. La testostérone est la principale hormone chez les mâles de Vertébrés, appelée 17 β-hydroxy 4-androstène 3-one par les biochimistes. Comme les autres hormones stéroïdes, elle est synthétisée à partir du cholestérol par des cellules spécialisées qui se trouvent entre les tubes séminifères des testicules : les cellules de Leydig. C'est la testostérone qui est responsable, à la puberté, du développement et de la maturation des organes génitaux, ainsi que de l'apparition des caractères sexuels secondaires chez les garçons. Par la suite, chez l'adolescent et chez l'adulte, elle stimule la multiplication et la différenciation des cellules de la lignée germinale, c'est-à-dire la spermatogenèse. On connaît bien maintenant les mécanismes par lesquels la testostérone stimule le métabolisme des protéines, c'est-à-dire ses effets anabolisants.

© Georges Dolisi
 
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