Dictionnaire médical


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LMC
Génétique, hématologie, cancérologie oncologie - Abrév. Leucémie myéloïde chronique. Le LMC (ou leucémie myéloïde chronique) est une pathologie acquise (donc non héréditaire) qui résulte d'une transformation néoplasique de certaines cellules souches, notamment des leucocytes granulocytes. C'est donc au niveau de la moelle osseuse (= myéloïde) que se situe l'anomalie, sous forme d'un syndrome myéloprolifératif (prolifération des cellules dans la moelle osseuse). Au niveau de la mise en évidence dans les laboratoires, la LMC se caractérise par la présence de cellules dites de Philadelphie. Il s'agit en fait d'une anomalie chromosomique : les 2 chromosomes 9 et 22 effectuent une translocation réciproque (c'est un échange de fragment chromosomique) notée t(9-22), ce qui aboutit à la quasi fusion anormale des 2 gènes BCR (sur le 22) et ABL (sur le 9). Sur ce chromosome 22 anormal, appelé chromosome de Philadelphie ou chromosome Ph1, le nouveau gène résultant de cette fusion, noté BCR-ABL produit alors une protéine de fusion anormale et qui a une activité tyrosine kinase. En France, on compte environ 500 nouveaux cas par an, essentiellement chez les hommes, avec un âge médian de 50 ans. Cette maladie est silencieuse pendant plusieurs années et c'est en général à l'occasion d'une banale analyse de sang avec NFS (numération, formule sanguine) que l'on découvre des leucocytes en excès (hyperleucocytose), comme les plaquettes, alors que les hématies sont généralement diminuées, parfois une splénomégalie (rate anormalement grande) ou un état général dégradé avec fatigue, fièvre, amaigrissement, douleurs osseuses, entre autres.
Pour un diagnostic fiable, on procède à une ponction biopsie de moelle osseuse, dans le sternum ou l'os iliaque. Le myélogramme (analyse des cellules de la moelle osseuse) montre alors une hyperplasie (prolifération anormale) des cellules souches des granulocytes, variété de globules blancs qui présentent des granulations dans leur cytoplasme. Cette hyperplasie se fait évidemment au détriment des autres structures, ce qui explique l'anémie, c'est-à-dire la diminution des hématies ou globules rouges.
Après une phase souvent longue et silencieuse, la LMC peut évoluer subitement en leucémie aiguë et les traitements varieront, selon le degré de gravité, entre la monochimiothérapie orale (Hydréa, Misulban) qui réduit le nombre des leucocytes, l'interféron alpha qui allonge la durée de vie, la greffe de moelle osseuse si l'âge du malade le permet et s'il existe un donneur histocompatible. Très récemment, l'imatinib a obtenu son AMM (autorisation de mise sur le marché). C'est un inhibiteur des cellules qui expriment le gène BCR-ABL.
© Georges Dolisi


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